
L’Inde investit massivement dans des corridors à grande vitesse
Dans le budget fédéral indien de 2026, le gouvernement a annoncé la création de trois corridors de trains à grande vitesse autour de Hyderabad, la ville recevant ainsi le plus grand nombre de nouvelles lignes annoncées pour un même centre urbain. Ces lignes doivent relier Hyderabad à Pune, Bengaluru et Chennai, avec des trains circulant à jusqu’à 300 km/h. Cela pourrait réduire des trajets très longs — actuellement de 8 à 11 heures en train classique — à moins de trois heures, voire 2,5 heures pour Hyderabad-Pune. Ces projets s’inscrivent dans une stratégie plus large d’urbanisation et de développement régional en Inde, visant à faire du réseau ferroviaire à grande vitesse un moteur de croissance économique, de tourisme et de connectivité interrégionale.
États-Unis : une bataille juridique menace un projet crucial de tunnel ferroviaire
Sur la côte Est des États-Unis, les gouvernements de New York et du New Jersey ont déposé une plainte contre l’administration fédérale après l’arrêt du financement d’un projet clé d’infrastructure ferroviaire, le tunnel sous le fleuve Hudson qui relie les deux États. Ce tunnel fait partie du plus vaste programme d’amélioration du corridor ferroviaire Northeast Corridor, essentiel pour le trafic de trains interétatiques et de banlieue. Sans financement retrouvé, la construction pourrait s’arrêter immédiatement, mettant en péril près de 1 000 emplois et retardant des réparations indispensables d’une infrastructure vieillissante alors que cette ligne dessert l’une des zones économiques les plus dynamiques du pays.
Projets européens et internationaux renforcent le rail durable
Alors que certaines régions s’engagent dans de nouvelles constructions, d’autres projets de grande envergure continuent de progresser à l’échelle mondiale. En Europe, des initiatives comme MultiRELOAD ont conclu des travaux visant à renforcer le rôle des ports intérieurs comme hubs multimodaux, en intégrant voie navigable, rail et logistique terrestre pour une chaîne de transport plus durable et résiliente. Ce type d’approche s’aligne avec la Stratégie européenne pour une mobilité durable et intelligente, qui encourage l’intermodalité, l’efficacité énergétique et la réduction des émissions dans l’ensemble du réseau de transport.
Parallèlement, des projets en cours, comme le West Link à Göteborg en Suède, visent à accroître la capacité du réseau ferroviaire urbain en construisant des tunnels supplémentaires et de nouvelles stations, avec une ouverture partielle prévue dès la fin de 2026 avant une mise en service complète attendue en 2030.
Innovations et tendances dans la mobilité urbaine
Au-delà des lignes à grande vitesse et des grands axes nationaux, des tendances profondes transforment la mobilité urbaine. L’émergence de plateformes intégrées de mobilité — Mobility-as-a-Service (MaaS) — promet de simplifier les déplacements des citoyens en regroupant bus, trains, vélos partagés et services de covoiturage dans des applications uniques, facilitant la planification et le paiement des trajets en temps réel. Ce modèle devrait devenir la norme dans de nombreuses grandes villes d’ici la fin de 2026.
Les technologies numériques, dont l’intelligence artificielle pour l’optimisation des itinéraires et la gestion des flux de trafic, sont aussi de plus en plus intégrées dans les opérations quotidiennes du transport routier et ferroviaire, améliorant la sécurité, l’efficacité énergétique et la ponctualité des services.
Un paysage en transformation
L’année 2026 apparaît ainsi comme une période de réorientation stratégique pour les transports terrestres, marquée par des investissements ambitieux, des débats politiques sur le rôle de l’État dans le financement des infrastructures, et l’adoption de nouvelles technologies. Ces transformations reflètent des priorités globales : réduire les émissions, renforcer la connectivité régionale, et adapter les systèmes de transport aux besoins d’une économie moderne et durable.











