
Conférences scientifiques et calendrier de recherche environnementale
La communauté scientifique mondiale s’organise pour une série d’événements clés en février et mars 2026, reflétant l’urgence de répondre aux défis climatiques et environnementaux. Du 2 au 5 février, la conférence Arctic Frontiers s’est tenue à Tromsø en Norvège, réunissant des chercheurs, décideurs et responsables politiques pour discuter des impacts du changement climatique dans l’Arctique, des transitions économiques de la région et des besoins en infrastructures adaptées à un environnement en rapide transformation. D’autres événements importants sont programmés dans les semaines à venir, comme la réunion Ocean Sciences Meeting à Glasgow fin février, qui réunira des experts pour partager les dernières avancées en science marine et océanographie. Ces moments clés offrent des opportunités de collaboration internationale pour mieux comprendre et protéger les océans et le climat.
Ce calendrier serré souligne l’interconnexion croissante entre les disciplines scientifiques et les besoins de décision politique : au début du mois de mars, des journées mondiales telles que la World Wildlife Day, la World Water Day ou encore la Journée mondiale de la météorologie concentreront l’attention sur des enjeux qui vont de la biodiversité à la gestion de l’eau en passant par le climat, favorisant des discussions entre chercheurs, gouvernements et ONG.
Mouvement pour l’Afrique dans les relations internationales
Cette semaine, une conférence organisée par le Johns Hopkins SAIS Foreign Policy Institute à Washington D.C. mettra en débat la place de l’Afrique dans l’ordre mondial contemporain. Intitulée Africa’s Fight to Secure its Place in the World, cette rencontre donnera la parole à des spécialistes des relations internationales et aux défenseurs de l’intégration plus forte de l’Afrique dans le concert des puissances économiques et politiques, notamment face aux pressions et influences des grandes puissances sur le continent.
L’événement reflète une dynamique géopolitique plus large, à un moment où des pays africains négocient des accords commerciaux importants et cherchent à diversifier leurs partenariats économiques — par exemple, des négociations entre le Kazakhstan et le Pakistan visant à porter leur commerce bilatéral à 1 milliard de dollars montrent combien les alliances interrégionales prennent de l’importance dans une économie globale fragmentée.
Vie scientifique en Antarctique : missions de terrain et recherches
Sur le front des explorations terrestres extrêmes, l’Antarctique voit plusieurs expéditions scientifiques actives en février 2026. Le quatrième groupe de participants de la 34ᵉ expédition antarctique bulgare est arrivé à la base St. Kliment Ohridski à Livingston Island pour poursuivre des travaux de terrain sur la géologie et le climat de la région. Peu après, la 10ᵉ expédition turque a rejoint ce même secteur pour des prélèvements et analyses scientifiques, renforçant la coopération internationale dans l’exploration scientifique de l’Antarctique.
L’Antarctique reste un observatoire essentiel des changements climatiques mondiaux : ces expéditions contribuent à comprendre la dynamique des glaces, les variations des écosystèmes marins et les impacts globaux du réchauffement, alors que le continent enregistre des transformations rapides liées à l’augmentation des températures océaniques et atmosphériques.
Astronomie et observation du ciel : un calendrier céleste riche
Ce mois-ci, les amateurs et professionnels de l’astronomie ont aussi des opportunités visuelles exceptionnelles dans le ciel nocturne. En février 2026, la lune pleine dite « Snow Moon » était visible début mois, suivie d’événements d’occultation céleste comme la couverture de l’étoile Régulus par la lune autour du 2 février. Plus tard dans le mois, des alignements planétaires, une éclipse solaire annulaire visible depuis certaines régions du globe le 17 février, et les conjonctions de la lune avec Vénus et Mercure offrent des occasions spectaculaires d’observation à l’œil nu ou au télescope pour les passionnés d’astronomie.
Science, diversité et inclusion dans les technologies avancées
Parallèlement aux événements visibles et aux conférences scientifiques, des voix émergent dans des domaines pointus comme la science quantique, appelant à une meilleure inclusion et diversité au sein des communautés de recherche. Un rapport académique récent souligne que malgré l’expansion rapide de la recherche en technologies quantiques — marquant une « deuxième révolution quantique » — les groupes sous-représentés comme les femmes, les communautés LGBTQ+ ou issues du Sud global continuent de faire face à des obstacles structurels importants dans ce domaine, affectant la compétitivité, l’innovation et la durabilité à long terme de la recherche.











