Échéance électorale fixée pour mai 2026

Le Liban se trouve au centre de l’actualité politique cette semaine après que le président Michel Aoun et le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar ont signé le décret n° 2438 fixant les dates des élections législatives générales entre le 1ᵉʳ et le 10 mai 2026. Cette décision intervient dans un contexte où le pays tente de stabiliser sa vie politique après plusieurs années de crises économiques, sociales et institutionnelles. 

Ces élections sont particulièrement importantes pour le Liban, car elles doivent renouveler l’Assemblée nationale dans un pays confronté à une profonde crise économique, à une inflation galopante et à une insatisfaction généralisée vis-à-vis des classes politiques traditionnelles. Les observateurs estiment que les législatives pourraient marquer un tournant s’il se dessine une plus forte représentation de partis indépendants ou de mouvements réformistes. 

Une délégation libanaise aux Jeux olympiques d’hiver

Parallèlement à ces préparatifs politiques, le Liban est présent sur la scène sportive internationale : le pays a envoyé une petite équipe de deux athlètes aux Jeux olympiques d’hiver Milano Cortina 2026, qui se déroulent du 6 au 22 février en Italie. 

Initialement, Manon Ouaiss avait été qualifiée en ski alpin pour représenter le Liban pour la seconde fois consécutive, mais elle s’est retirée en raison d’une blessure, laissant l’équipe réduite à deux skieurs, un en ski alpin et un en ski de fond. 

La présence libanaise à ces Jeux intervient dans un contexte où le sport est souvent perçu comme un vecteur d’unité nationale, alors même que la scène politique interne est caractérisée par des discussions intenses sur l’avenir du pays à quelques mois des élections. 

Enjeux nationaux à l’approche du scrutin

Les législatives de mai 2026 sont jugées cruciales tant par les partis traditionnels que par les mouvements de la société civile. Elles auront lieu dans un climat de défiance envers les élites politiques, avec des revendications fortes pour des réformes économiques, une lutte contre la corruption et une meilleure gestion des services publics. Dans les coulisses politiques, des négociations sont en cours pour former des alliances électorales susceptibles de bouleverser les équilibres parlementaires actuels.