
Missions scientifiques majeures et nouveaux télescopes
L’année 2026 s’annonce particulièrement intense pour le secteur spatial avec plusieurs programmes scientifiques et technologiques qui devraient redéfinir notre compréhension de l’univers. Parmi les événements les plus attendus figure le lancement du télescope spatial Nancy Grace Roman, désormais intégralement assemblé au centre Goddard de la NASA. Ce nouvel instrument, doté d’une caméra de 288 mégapixels, doit quitter la Terre à bord d’un lanceur Falcon Heavy pour se placer à environ un million de kilomètres de notre planète. Il est conçu pour effectuer des relevés du ciel à grande échelle et détecter des phénomènes cosmiques invisibles jusqu’ici, notamment des microlentilles gravitationnelles qui pourraient révéler des exoplanètes habitables ou des détails sur la matière noire et l’énergie sombre.
En parallèle, la mission PLATO de l’Agence spatiale européenne (ESA) est prévue pour un lancement en décembre 2026 depuis la base de Kourou. PLATO sera dédié à l’étude des exoplanètes, observant jusqu’à un million d’étoiles afin de mesurer les transits planétaires et les oscillations stellaires, ce qui devrait permettre de découvrir et caractériser des mondes potentiellement semblables à la Terre.
Outre ces grands observatoires, plusieurs petits satellites continuent d’élargir notre vision du cosmos. Le satellite Pandora de la NASA, déjà en orbite, complète des mesures détaillées de l’atmosphère d’exoplanètes connues, tandis que d’autres missions cubesat étudient les trous noirs et l’activité stellaire, intensifiant les connaissances scientifiques accessibles depuis l’orbite terrestre.
Retour vers la Lune et exploration robotique
L’exploration de la Lune demeure au cœur des ambitions spatiales en 2026, marquée par l’arrivée imminente de plusieurs missions automatisées. La mission Blue Ghost Mission 2, développée par une entreprise privée américaine, devrait être lancée pour transporter des instruments scientifiques dont le LuSEE-Night, qui deviendra le premier radiotélescope opérationnel sur la surface lunaire, ainsi que le rover des Émirats arabes unis Rashid Rover 2.
Par ailleurs, l’Agence spatiale européenne poursuit son programme Hera, qui doit atteindre le système d’astéroïdes Didymos en novembre 2026. Hera étudiera de manière détaillée ces corps célestes binaires, notamment après la première tentative d’impact de la mission DART qui avait modifié légèrement l’orbite de l’un d’eux. Ce type d’étude est crucial non seulement pour la science planétaire mais aussi pour la défense planétaire afin de mieux comprendre les astéroïdes proches de la Terre.
Coopération internationale et ambitions humaines
L’année 2026 devrait également marquer une étape majeure dans l’exploration habitée du système Terre-Lune. La NASA prévoit de mener la mission Artemis II, qui emmènera un équipage autour de la Lune pour la première fois depuis les missions Apollo, testant les performances du vaisseau Orion en vue de futurs alunissages humains.
Sur la Station spatiale internationale, un événement symbolique pour la France aura lieu lorsque l’astronaute Sophie Adenot débutera sa mission Epsilon à partir de février 2026 pour un séjour d’environ huit mois. Elle deviendra la deuxième femme française à séjourner sur l’ISS, participant à plus de 200 expériences scientifiques et technologiques.





















