Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies s’est réuni lundi 5 janvier pour débattre de la légalité de l’intervention américaine survenue deux jours plus tôt à Caracas, où les États Unis ont capturé le dirigeant déchu Nicolás Maduro et son épouse. Cette réunion s’est tenue à la demande du Venezuela.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé au respect de l’indépendance politique des États.

Dans des situations aussi confuses et complexes que celle à laquelle nous faisons face, il est important de respecter les principes, notamment le respect de la souveraineté, de l’indépendance politique et de l’intégrité territoriale des États, a t il déclaré dans un discours lu par la sous secrétaire générale Rosemary DiCarlo lors de cette réunion d’urgence.

Éviter une conflagration plus large et destructrice

Je suis très inquiet concernant une possible intensification de l’instabilité du pays, l’impact potentiel sur la région et le précédent que cela peut représenter pour la manière dont les relations entre États sont conduites, a t il ajouté, répétant son inquiétude face au non respect des règles du droit international lors de l’opération militaire de samedi.

La situation est critique, mais il est encore possible d’éviter une conflagration plus large et destructrice, a t il insisté, appelant tous les acteurs vénézuéliens à s’engager dans un dialogue démocratique inclusif permettant à l’ensemble des secteurs de la société de déterminer leur avenir.

Le Conseil de sécurité de l’ONU compte quinze membres, mais Washington ne devrait pas faire face à de critiques particulièrement sévères de la part de ses alliés. À en juger par les réactions des dirigeants européens jusqu’à présent, je soupçonne que les alliés des États Unis feront preuve d’une grande ambivalence au Conseil de sécurité, observait plus tôt Richard Gowan, directeur des questions mondiales et des institutions au sein du groupe de réflexion International Crisis Group.

Les autorités vénézuéliennes ont affirmé que l’attaque américaine avait fait des victimes, sans préciser le nombre de morts et de blessés. Lors du raid, plusieurs quartiers de la capitale Caracas ont été privés d’électricité et des installations militaires ont été touchées.