
La France et le Royaume Uni ont mené ensemble une frappe aérienne en Syrie contre des positions attribuées au groupe État islamique, a annoncé dimanche le ministère britannique de la Défense. L’opération s’est déroulée samedi soir dans une zone montagneuse située au nord de l’ancienne cité de Palmyre, au centre du pays.
Selon Londres, la frappe visait une installation souterraine soupçonnée d’être utilisée par l’organisation jihadiste pour le stockage d’armes et d’explosifs. Les autorités britanniques estiment que ce site constituait un point logistique important pour les combattants de l’État islamique encore actifs dans la région.
Les avions engagés dans l’opération ont utilisé des bombes guidées de précision Paveway IV afin de neutraliser plusieurs tunnels d’accès menant à l’installation. Une évaluation des dégâts est toujours en cours, mais les premières analyses indiquent que la cible a été atteinte avec succès. Le ministère britannique n’a pas détaillé la nature exacte de la contribution française, se limitant à confirmer le caractère conjoint de l’opération.
Aucun risque signalé pour les civils
Les autorités britanniques ont précisé qu’aucun élément ne laissait penser que cette frappe avait mis en danger des populations civiles. Tous les appareils engagés sont rentrés à leur base sans incident, selon le communiqué officiel.
Le ministre britannique de la Défense, John Healey, a salué une action illustrant la volonté de Londres de travailler étroitement avec ses alliés pour empêcher toute résurgence de Daech au Moyen Orient. Il a souligné que la lutte contre les réseaux jihadistes restait une priorité face à des idéologies qu’il a qualifiées de violentes et déstabilisatrices.
Un groupe affaibli mais toujours actif
L’État islamique avait profité du chaos de la guerre civile syrienne, déclenchée en 2011, pour s’emparer de vastes territoires, dont la région de Palmyre. L’organisation avait été militairement vaincue en 2019 par une coalition internationale, perdant le contrôle de ses bastions territoriaux.
Toutefois, ses combattants repliés dans les zones désertiques de Syrie continuent de mener ponctuellement des attaques contre les forces locales et leurs alliés. Ces actions sporadiques alimentent les inquiétudes des puissances engagées dans la région, qui redoutent une reconstitution progressive des capacités opérationnelles du groupe.
Fin décembre, les États Unis avaient déjà annoncé des frappes contre ce qu’ils avaient présenté comme des bastions de l’État islamique en Syrie, affirmant avoir tué plusieurs jihadistes. Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à maintenir une pression militaire constante afin d’empêcher le groupe de retrouver une influence durable sur le terrain syrien.





















